Ils sont passionnés : Découvrez leurs portraits

L'auteur

Les portraits sont réalisés par Agathe Archambault, journaliste web chez Act&Match. 

Olivier Jouvray

Un justicier dans l’univers BD

Act&Match vous révèle en exclusivité l’histoire vraie et à peine romancée d’un de ses collaborateurs de l’ombre : Olivier Jouvray, scénariste et prof de bande dessinée il est aussi le coordinateur des illustrations du “Savant du mois”. Récit version western, bien entendu. 

“Je suis un grand bavard” prévient Olivier Jouvray quand il débarque dans le saloon branché de la Guillotière où on lui a donné rendez-vous. Barbe épaisse, voix paisible, regard pénétrant, ce grand bonhomme d’une cinquantaine d’années parle beaucoup c’est vrai. Mais on lui pardonne, car il raconte très bien les histoires. Normal, c’est son boulot, scénariste et professeur à Emile Cohl, cet explorateur dans l’âme a voyagé de projets en projets tout au long de sa vie. Et traversé bien des révolutions sans jamais perdre son sens aiguisé de la justice. En se laissant d’abord guider par son cœur, et par quelques exigences : indépendance, sincérité, travail…

Gamin robuste et curieux, le petit Olivier grandit dans les plaines verdoyantes de l’Ain. Et déjà, un sens de la morale précoce l’anime, quand il joue avec son petit frère Jérôme aux cow-boys et aux indiens, ce sont toujours les indiens qui gagnent … Et bien sûr pas une goutte de sang n’est versée. Les années passent, devenu grand Olivier n’a rien perdu de sa curiosité, et se consacre à sa nouvelle obsession : l’image. L’aventurier ne quitte jamais son appareil photo et se forme en communication, cinéma et audiovisuel. Il se dirige ensuite à tâtons vers le graphisme qu’il exercera quelques temps dans une “big company” multimédia. Avant de craquer et de tout lâcher, à l’étroit dans cet univers d’entreprise où on lui reproche trop souvent sa “grande gueule”. Liberté retrouvée, il prospère en solitaire alors qu’une révolution est déjà en marche : le numérique. Pas de panique, le grand malin s’empresse d’ajouter dans sa besace des munitions en “web design”…

Alors quand son frère, dessinateur chevronné, fait son grand retour à Lyon, ils associent leurs compétences et inventent une des toutes premières “bandes dessinées numériques”. Une création qui permet à Olivier de découvrir sa terre promise. Et d’oser y faire ses premiers pas : “Je me suis jeté à corps perdu dans l’écriture !” raconte l’homme au stylo d’or. Il propose un scénario à son frère qui décide de l’adapter. “Il m’a tout appris, “la mise en scène, le découpage, …”. Une première publication baptisée “Lincoln”, l’histoire d’un jeune cow-boy voyou, solitaire et immortel qui se promène à travers les Etats-Unis, accompagné par Dieu qui veut le transformer en justicier. Et qui va rencontrer un joli succès.

Huit tomes plus tard, le scénariste dont la réputation n’est plus à faire s’embarque dans une nouvelle expédition : l’édition. Bien décidé à faire sa loi dans ce far-ouest où quelques grands barons de l’édition règnent en maître. Il réunit famille et amis autour d’une bouteille de whisky et par une nuit glaciale ils inventent “leur” maison d’édition. “On ne voulait pas d’un modèle d’entreprise” fulmine Olivier le poing levé. Trop difficile de payer les auteurs correctement ! Alors ils vont imaginer un projet révolutionnaire, une organisation secrète qui fait de “l’auto-édition collective et participative”. Bigre ! Son nom : Épicerie Séquentielle. Au départ conçue pour faire sortir les auteurs locaux du maquis, elle va vite prendre une nouvelle dimension quand Olivier fait une étrange découverte dans son grenier : un gros bouquin poussiéreux qui va faire germer une idée lumineuse … L’ouvrage, écrit par un mystérieux historien, raconte l’histoire des rues de Lyon, et de toutes sortes d’évènements qui s’y sont déroulés … “Un réservoir d’histoires et d’anecdotes inépuisable !” éructe l’éditeur. C’est ainsi qu’en 2015 paraît le premier numéro d’un mensuel historique en bande-dessinée, baptisé “Les rues de Lyon”. Chaque mois, le récit complet d’un personnage ou d’un événement emblématique de l’histoire lyonnaise. Format court de 12 pages, vendu dans une cinquantaine de “bookstore” en région lyonnaise, et aussi par abonnement.

Autour de cette idée, la fine équipe imagine un business tout aussi révolutionnaire, façon commerce équitable. Grâce à une main d’œuvre bénévole mais non asservie, l’Épicerie raccourcit la chaîne de production habituelle à seulement trois maillons : auteur, imprimeur, libraire. Chacun touchant un tiers du butin. Transparence. L’édition, la production et la distribution sont effectués par les 65 joyeux lurons adhérents que compte aujourd’hui l’association.

Mais assez parlé chiffon, business is business : combien touche réellement un auteur ? “Déjà il est assuré de toucher 1500€ le jour de la sortie grâce aux abonnements et aux librairies, mais avec le reste des ventes on arrive autour de 3000€”. “Plus rentable que travailler chez un éditeur classique !”, s’exclame le valeureux justicier, fier de son modèle qui “reconnecte l’auteur et le lecteur”. Au nom de l’histoire !

“On attire les lecteurs sur un sujet et ils s’adaptent au dessin” explique Olivier Jouvray qui en profite pour rappeler qu’une bonne BD doit tout de même respecter quelques règles … “Pas d’imagination sans inspiration !”, martèle le prof qui met des coups de pieds au cul à ses élèves pour qu’ils sortent de l’école, rencontrent des associations, travaillent avec des entreprises, réfléchissent sur des sujets d’actualité, … “Une bonne histoire n’oublie pas le réel !”, sa devise. En rappelant qu’un “vrai” dessinateur est d’abord quelqu’un qui “sort son carnet dans la rue”.

En bande dessinée il prêche la bonne parole, ou plutôt le bon dessin : “Le dessin est d’abord un langage qui comme l’écriture doit être lisible et compréhensible car il porte une histoire”. Avant de célébrer son art avec une dernière déclaration d’amour : “La BD est un médium unique car il se donne au niveau du dessin immédiatement mais au niveau de la lecture progressivement”, célébrant ce plaisir de “découvrir une histoire et d’anticiper une émotion”. La marque des vrais génies de la bande dessinée ? Le cow-boy reste silencieux, allume un cigare, disparaît dans un nuage de fumée, et lâche d’une voix rauque : “Le génie ça n’existe pas, c’est le travail qu’il faut glorifier”. Justice !

Philippe Jaussaud

Le savant derrière "Le savant du mois"​

Grand spécialiste de l’histoire des sciences et collaborateur d’Act&Match, Philippe Jaussaud rédige chaque mois la rubrique “Le savant du mois”. Ça tombe bien car même s’il est trop modeste pour l’avouer, lui aussi est un peu savant. Portrait.

Barbe blanche, grosses lunettes et chemise à carreau, Philippe Jaussaud a la tête de l’emploi. Minimum Bac+15 pour cet enseignant, chercheur et spécialiste de l’histoire des sciences. Un universitaire pur et dur qui a étudié puis enseigné tout au long de sa vie dans les facultés lyonnaises. Désormais à la retraite, il a pris le temps de raconter son parcours … exemplaire. 

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n’attrape pas le virus scientifique dès le berceau. Ses parents sont ouvriers et sa jeunesse il la passe le nez dans les bouquins : attiré par les romans et les livres d’histoire. Mais c’est finalement la filière scientifique qu’il choisit. Et ce sont ses professeurs qui vont définitivement le contaminer : “Notamment un jeune prof qui avait monté une petite bibliothèque d’histoire des sciences”. Une révélation. 

Une fois le BAC en poche, c’est le grand saut. Il est admis en prépa aux concours d’entrée aux écoles vétérinaires, “J’ai foncé, j’ai travaillé comme un fou, et j’ai été reçu au concours. Ce qu’il préfère ce sont les cours de biologie (animale et végétale) mais aussi la physique et notamment l’étude des phénomènes : radioactivité, électricité, …” Un apprentissage intensif mais aussi le début d’une passion. Avec une figure marquante : le professeur titulaire de la chaire de “Pharmacie & Toxicologie” de l’École vétérinaire de Lyon qui lui transmet l’envie d’enseigner.

Après son service militaire, il dispense des cours et des travaux pratiques dans la même école et prépare ses concours et ses examens à l’université. Objectif, se spécialiser dans plusieurs domaines qu’il a envie d’approfondir : pharmacologie, chimie organique, biochimie, … Là encore il rend hommage à des professeurs “passionnés et passionnants”. Mais très vite c’est à son tour de monter sur l’estrade : il obtient son agrégation à 27 ans. 

Puis il fait de la recherche dans une unité associée à l’Institut National de Recherche Agronomique (INRA). Un laboratoire de pointe où il enquête sur “le devenir des agents dopants dans l’organisme du cheval” en collaboration avec des ingénieurs chimistes et des agronomes. Un expérience très formatrice pour le jeune enseignant-chercheur ? qui apprécie ce “travail de labo très dynamique”. Mais c’est aussi à la même période que le scientifique va prendre la plume pour la première fois en rédigeant des articles publiés dans une revue spécialisée. Il se découvre alors un un vrai “goût pour l’écriture”.

En parallèle, sa carrière d’enseignant prend un virage décisif quand il entre à Lyon 1 pour enseigner la toxicologie. Et c’est au sein de cette université que le jeune professeur va découvrir son eldorado : le “Laboratoire interdisciplinaire de recherche en didactique et en histoire des sciences et des techniques”. Un vrai paradis pour ce passionné d’histoire des sciences qui va donner ses premiers cours sur l’histoire des savants du XIXème siècle, sa période de prédilection. 

Et quand on le questionne sur ses raisons il insiste sur la “valeur de cette dimension historique” souvent négligée dans les formations scientifiques qui se concentrent sur les “retombées immédiates”. Lui il affiche son ambition : “Réconcilier la science et l’histoire !”. Pour cela il va hanter les bibliothèques, fouillant minutieusement dans des centaines d’ouvrages pour dénicher des figures historiques oubliées qui ont contribué au progrès de la science. Les “défricheurs” comme il les surnomme. Son obsession :“Découvrir qui se cache derrière ces dates et ces noms”. Il publie notamment une trentaine d’articles consacrés à l’histoire de grands pharmaciens qui ont marqué leur temps. 

Séduit par la démarche, le Muséum national d’histoire naturelle lui commande un dictionnaire qui compilera les biographies de centaines de scientifiques ayant travaillé au Jardin des Plantes depuis le XVIIème ! Résultat : un travail colossal pour un pavé de 600 pages intitulé “Du Jardin au Muséum en 516 biographies”. Il raconte, un brin nostalgique,“Fouiller dans leurs archives c’était un rêve pour moi ! Je passais tout mon temps à lire et à écrire ..”. Ce scientifique-écrivain a-t-il aussi un roman caché dans ses tiroirs ? Non, il préfère écrire “utile”, pour diffuser et transmettre cette histoire des sciences qui lui tient tant à cœur. D’ailleurs, même à la retraite il a du mal à arrêter : conférences, expositions, articles, … “Si je n’écris pas j’ai l’impression de ne servir à rien …” Infatigable, comme tous les passionnés !

Darcy Boungou Tsoumou

Darcy, "Never give up !"

Fondateur de Di-Analyse Signal, Darcy Boungou-Tsoumou animera le webinar Act&Match du 28 novembre. En attendant, découvrez le parcours et le projet de cet entrepreneur qui a su apprendre de ses erreurs. Et affiche une belle ambition.

Si on ne le savait pas startuper on le prendrait presque pour un rugbyman. Plus d’1m80, des épaules larges et carrées, costard sombre et lunettes à la mode. Darcy Boungou-Tsoumou, fondateur de Di-Analyse Signal, ne passe pas inaperçu. On le retrouve à la CCI de Lyon dans une grande salle réquisitionnée par le Club Open Innovation ARADigital LeagueLyon Pacte PME et Novacité. C’est le Big&Startup@Lyon#2. Grand rassemblement de start-up invitées à “pitcher” leur concept sur scène, “Vous avez 90 secondes et pas une de plus pour nous prouver que vous allez transformer le monde !” s’exclame le maître de cérémonie. Micro en main Darcy explique sa “boîte” en quelques phrases : “Une intelligence artificielle qui anticipe les pannes”. A la fin de cette drôle de battle on retrouve le jeune chef d’entreprise pour tenter d’en savoir plus.

“Je suis d’origine gabonaise. Mon père était homme d’affaire et ma mère fonctionnaire”. Une passion pour la technologie qui commence tôt, confesse celui qui “démontait ses petites voitures pour voir comment c’est fait à l’intérieur”. Il démarre ses études supérieures à Roanne pour suivre un cursus dédié à la “gestion de production”. Mais il n’accroche pas vraiment à cette formation trop superficielle, “Pour moi c’était juste du bon sens”. Ce qu’il cherche c’est une “vraie expertise” qui le “différencie”. Alors cet étudiant ambitieux va monter à Paris pour un master de conception mécanique. Avec un sujet de thèse qui le passionne : la détection et l’anticipation des pannes sur les machines. L’idée qui va tout changer. Après un premier job dans une plateforme valorisant la recherche universitaire auprès de l’industrie, Darcy comprend que pour réaliser son projet il va devoir “acquérir la touche business qui lui manque”. Alors il suit un programme à l’EM Lyon et lance en 2014 son entreprise “Di-Analyse Signal” autour d’une intelligence artificielle de “maintenance prévisionnelle des machines” baptisée “Lesly”.

Mais on ne crée pas son entreprise sans passer par quelques “galères”, il faut se battre pour monter des dossier auprès des organismes d’accompagnement… Pourtant, la conclusion est positive, “Tout le monde me suit !”, à l’instar du Réseau Entreprendre dont il devient lauréat. Il lance même ses premiers recrutements en CDI. Tout en bossant sur sa “solution” pour “faire ses preuves”. Mais fin 2017 c’est le “flop”, trop d’investissements, pas assez de chiffre d’affaire. “La grosse claque, on s’est complètement remis en question !” raconte Darcy : “Est-ce qu’on est trop cher ? Est-ce qu’on a mal compris le marché ?”. Pour se relever il met alors en place une “offre à tiroirs”, avec des produits moins chers qui lui permettent de “faire du chiffre en petit billet”. Mais surtout de se faire remarquer. Il décroche un rendez-vous avec le big-boss de l’industrie mécanique : Siemens. Et pour le convaincre il va miser gros, en investissant 15 000 € pour acheter des automates Siemens et adapter sa solution à ces machines, “Une coquette somme pour une start-up !” .

Un pari audacieux couronné par une belle victoire : il est finaliste du concours organisé par AtosSiemens et le CEA : Digital Industry Award 2018. “Tout le monde a été bluffé par notre technologie ! On créé la surprise dont on est les premiers surpris !”. Un grand pas en avant pour cette jeune entreprise qui voit un bel avenir se profiler, “Le début d’une collaboration humaine et un partenariat en formation !”.

Moralité de cette aventure ? “Never give up !” s’exclame Darcy en conseillant de ne pas avoir peur de se “jeter à l’eau” car “rien n’est gagné d’avance”. “Il faut garder les pieds sur terre mais aussi savoir rêver” conclut l’entrepreneur-poète qui envisage une levée de fond pour “se développer à l’international” en soulignant que seulement “2% de l’industrie européenne est localisée en France”. Son rêve ? “Devenir le leader mondial de la surveillance des machines ! Je bosse pour ça !”.

Xavier Roy

Le grand médiateur

De l’Afrique centrale à France ClustersXavier Roy a construit son parcours atypique sur une conviction : il faut travailler ensemble pour innover. Portrait d’un médiateur.

Un immeuble discret au cœur du quartier de la Guillotière à Lyon. Le siège de France Clusters, plateforme créée il y a une vingtaine d’années qui affiche une ambition : fédérer un réseau national de structures qui accompagnent les entreprises.

A sa tête, Xavier Roy. Grand, le crâne rasé et une longue barbe poivre et sel. Jeans, chemise bleue et chaussures de randonnée. Sourire et voix douce, cet homme de terrain vient tout juste d’avoir 50 ans. Amoureux de la nature il a d’abord étudié la biologie en fac. “Rien à voir avec ce que je fais aujourd’hui !”. Pour échapper à l’armée, il part en coopération au Burundi. Trois ans et la naissance d’une vocation. “Je montais des projets : création d’école, de dispensaire… Et je trouvais l’argent pour les financer”. Là il va découvrir de “vraies valeurs”. Et faire des rencontres. Passion et engagement. “On formait des gens, pour que les savoir-faire et les moyens mobilisés restent sur le territoire”. Une mission interrompue brutalement avec le début du génocide au Rwanda. Un choc. “Je travaillais dans un pays auquel je n’avais rien compris au fond”. 

Retour en France, il passe quelques entretiens au cours desquels on lui reproche ses “vacances” en Afrique. Il retourne alors à la fac pour un master de développement économique territorial. Et se glisse dans les coulisses de la DATAR. Modeste “gratte papier” il va assister dans son petit bureau parisien à la naissance d’un programme d’envergure. Tout commence par un appel à projets impulsé par la Commission Européenne. Objectif : mettre en place des projets territoriaux de coopération entre les entreprises. Sur le modèle de la Silicon Valley. Et ça marche, avec plus de 200 candidatures. “J’étais chargé de la gestion administrative, je relisais tous ces dossiers”. Tout s’accélère quand la DATAR commence à parler de clusters, “Je fais partie des dinosaures qui ont assisté à leur origine !”. A la tête de ces réseaux d’entreprises qui émergent, une association pour les inciter à travailler ensemble. Devenue “France Clusters” elle fédère aujourd’hui plus de 400 réseaux et 80 000 entreprises. Soit plus d’un million d’emplois ! Avec un mot d’ordre : coopération. 

Pour expliquer son rôle, Xavier Roy raconte une drôle d’histoire. Une histoire de cimetières ! Quelques années plus tôt il rencontre un groupe d’entreprises qui exploite des carrières de granit, en Bretagne. Leur principale activité : les pierres tombales. Mais le marché est en chute libre et les granitiers bretons doivent réagir. France Clusters leur fait rencontrer un autre groupe d’entreprises qui vient d’affronter avec succès une crise similaire : les fabricants de mouchoirs de Cholet. Au terme de plusieurs réunions de travail, une idée : “Ils se sont aperçus qu’en France le problème c’était le manque de place dans les cimetières, et ils ont compris que pour survivre ils devaient proposer des solutions pour aménager ces cimetières”. Une réussite pour ces entreprises qui se sont réinventées “grâce au partage d’expérience”. Et Xavier Roy ajoute sourire aux lèvres : “C’est cette démarche de coopération qui est la raison d’être de France Clusters”. Une belle idée qui va faire son chemin avec le lancement d’une nouvelle “phase” pour encourager les pôles de compétitivité français à s’ouvrir à l’Europe.

Mais France Clusters voit plus grand. Avec le digital. “Ça a complètement changé nos pratiques. Et démultiplié notre impact, on traite avec vingt pays dans le monde, l’international parle de nous et ça nous rend plus fort !”. Et les nouveaux outils du web ne lui font pas peur : “On est très numérique mais je sens qu’il y a mieux à faire. Le “webinar” par exemple, une solution de séminaires en ligne qu’on a trouvé pour réunir les gens sans les faire déplacer.” Une appli smartphone est aussi en projet. “Le vrai défi c’est de construire des modèles économiques autour de ces nouveaux outils”.

Pourtant, le France Clusters du futur, Xavier Roy ne l’imagine pas en hologramme, mais bien en chair et en os. Un événement annuel, une “maison des clusters” qui accueillera des conférences, des présentations, une école. Et des fonds pour lancer des appels à projets. “Ce sera surtout une opportunité pour les gens de se rencontrer, se raconter et s’inspirer !”.

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